Traduire l’espace en sensation : quand la mémoire et l’émotion transforment les lieux
Un espace n’est jamais figé. Il se dilate, se transforme, absorbe les souvenirs et les émotions qui l’habitent.
Mon hypothèse de travail consiste à imaginer l’espace comme une invitation à la contemplation et au partage, jusqu’à en faire un lieu vivant et autonome.
J’ai construit tout un vocabulaire plastique entre les signes « 間 » – qui désigne l’intervalle – et « 閒 » – le temps suspendu –. Pour moi, l’espace devient une matière sensible, en mouvement. Après avoir traversé différents pays et différentes villes, ces signes témoignent des interstices urbains et du flux des réminiscences qui habitent mes souvenirs. Dans mes recherches graphiques, le paysage est en mutation. La lumière, le son de la pluie et les images s’entrelacent à travers des sculptures, des poèmes, des aquarelles et des animations immersives que je propose au regard.
