Marie-Cécile Grand
Cela part d’une trace, d’une marche.
Du fait d’emprunter des chemins, ou d’en créer, de parcourir instinctivement des territoires. De questionner comment la pensée peut s’affranchir du corps en mouvement, pour mieux percevoir le réel.
Le regard se pose alors naturellement sur les signes qui jalonnent ses lignes : des traces, des érosions, des transformations, des gestes spontanées qui naissaient au contact d’un environnement, d’une conséquence, humaine ou naturelle.
Des perturbations, voulant rester discrètes, sans prétention à vouloir exister, à vouloir s’exprimer, mais qui apparaissaient malgré tout dans une forme de résistance au silence.
Cela s’étend dans une lecture, une récolte, une transformation de ces signes et de leurs récits.
Comment les donner à voir, comment, à la façon d’un alchimiste, transformer la matière, mais aussi la pensée. La traduire en images, en formes, le faire infuser, au sein d’une approche éditoriale, comment transmuter les paysages et les gestes entre les pages et les images ?
