Aizane Garat
Le temps marque nos corps et notre perception du monde. Mon travail évolue dans une relation constante et subjective des liens entre le temps et les vivants.
Je m’intéresse à l’oubli et au vieillissement comme à des symptômes de ce temps qui passe. Des formes plastiques délicates ou intangibles me permettent de questionner l’impermanence des choses et la fragilité de nos existences. À partir d’un travail autour des maladies neurodégénératives, j’interroge aussi les questions du soin, de l’attention et de la voix. Les personnes malades n’ont pas la capacité de se faire entendre. Alors, ce sont toutes les personnes qui les entourent que je veux écouter. La famille, les soignant·es, les aidant·es : je tente de redonner du temps à tous ces cheminements discrets. À travers ces voix, on peut aussi tracer le contour, en creux, de ce que pourrait être le vécu d’une personne malade.
