Cléa Gatellet
Une succession de mots, de fragments de corps, qui se posent les uns sur les autres.
Ce que je trace et ce que j’écris ne sont peut-être que des tentatives, des appels muets vers quelque chose que je ne peux nommer.
Sous les couches de suie, de tissu ou de silence, quelque chose persiste, à la lisière du réel. C’est peut-être là que tout commence, dans ces formes, dans ces creux, dans ces traits, une présence qui ne se montre pas. Un murmure que seul le papier entend.
Peut-être que tout se joue dans cette tension, entre ce que l’on croit saisir et ce qui se dérobe, entre le visible et l’indicible. C’est un rythme pour toucher l’intangible. Un écho vers l’indéfini.
